25.10.2009

Culture du Résultat, Culture de Mort

Image Seigneur des mortsLa dernière livraison de Libération annonce un xème suicide dans une société française. Qu’il s’agisse de Peugeot, de France Télécom ou de Tartampion et Cie importe peu. Ce « fait divers managérial » est révélateur d’une perversion gravissime des systèmes de croyances visant à la domination d’individus ou de classes d’individus sur d’autres.

« On » veut nous faire croire que le Nec plus Ultra de la « science » managériale serait qu’un Chef fixe des Objectifs à des subordonnés et que ceux-ci devraient être jugés (pardon évalués) en fonction de la réalisation ou non des résultats « négociés ».  Pour justifier ces pratiques mortifères on en appelle, en frac, à la rescousse le pauvre Darwin, qui doit se retourner dans sa tombe, les japonais, qui sont à mille lieux de ces processus d’évaluation de la performance, le « bon sens », la compétition est dans la « nature humaine ». C’est çà,  comme : la cruauté, la guerre, etc.

Faire du résultat l’étalon de relations humaines, c’est voir l’homme comme un élément d’une mécanique, dans un environnement simple et binaire. Autant dire, qu’il s’agit d’une conception stupide, simplement inhumaine, porteuse d’une culture de mort.

Si nous voulons remettre l’homme au centre du débat, privilégions la Culture des moyens, de l’obligation de moyens, nous seront alors au plus prêt de l’individu dans sa singularité.