25.10.2009

Culture du Résultat, Culture de Mort

Image Seigneur des mortsLa dernière livraison de Libération annonce un xème suicide dans une société française. Qu’il s’agisse de Peugeot, de France Télécom ou de Tartampion et Cie importe peu. Ce « fait divers managérial » est révélateur d’une perversion gravissime des systèmes de croyances visant à la domination d’individus ou de classes d’individus sur d’autres.

« On » veut nous faire croire que le Nec plus Ultra de la « science » managériale serait qu’un Chef fixe des Objectifs à des subordonnés et que ceux-ci devraient être jugés (pardon évalués) en fonction de la réalisation ou non des résultats « négociés ».  Pour justifier ces pratiques mortifères on en appelle, en frac, à la rescousse le pauvre Darwin, qui doit se retourner dans sa tombe, les japonais, qui sont à mille lieux de ces processus d’évaluation de la performance, le « bon sens », la compétition est dans la « nature humaine ». C’est çà,  comme : la cruauté, la guerre, etc.

Faire du résultat l’étalon de relations humaines, c’est voir l’homme comme un élément d’une mécanique, dans un environnement simple et binaire. Autant dire, qu’il s’agit d’une conception stupide, simplement inhumaine, porteuse d’une culture de mort.

Si nous voulons remettre l’homme au centre du débat, privilégions la Culture des moyens, de l’obligation de moyens, nous seront alors au plus prêt de l’individu dans sa singularité.

27.07.2006

Pour qui roule Capital ?

medium_Capital_72632.jpgEn PNL, on nous apprend le Metaprogramme. En gros, il s’agit d’un certain nombre de caractéristiques comportementales d’ordre psychique que nous exprimons de manière répétitive et inconsciente. L’une de ces caractéristiques concerne l’orientation dans le temps. Certaines personnes sont orientées « plutôt » vers le passé, d’autres vers le présent, d’autres encore vers le futur. Moi, je suis assez systématiquement orienté futur. Du coup, tout ce qui touche la prospective m’intéresse. Dans la chaleur de l’Eté, je m’amuse à découvrir ou redécouvrir des magazines, des journaux que je ne lis pas régulièrement. Je tombe l’autre jour sur le numéro 179, d’août 2006 (déjà le futur) de la revue Capital. Le titre en Une, La France de demain, pour un spécial anniversaire. On me dit que je vais enfin savoir ce que mes enfants, Julie, Thibaut, ont dans la tête.

Le résultat est consternant et très ... prévisible. Les valeurs de nos petits nés vers 91 (sondage en collaboration avec TF1!) : travail, famille, Europe (patrie ?). En clair, nos enfants sont réactionnaires (déjà vieux ou parfaitement normés ?). Ils plébiscitent à égalité socialisme et libéralisme (tien, tien, bonnet blanc et blanc bonnet ?). Mais finalement, La politique ?Surtout pas, la religion ? Encore moins. Non  « les repères des jeunes aujourd’hui, ce sont les marques ». De bons petits cerveaux disponibles, quoi !

Ensuite, le constat de la rédaction : la France perd sa place de grande puissance. Imaginez, nous ne figurons plus parmi les pays les plus riches et les plus puissants  (et alors ?), l’Etat est éléphantesque et la cause d’une catastrophe annoncée… car le nombre de fonctionnaires à explosé (et voyons !). Nous ne travaillons pas assez et pas assez longtemps (charge sur les retraites et la sécu bien sur). Dites donc çà ne vous rappelle pas la mère Parisot tout çà !

S’ensuit un magnifique plaidoyer pour les nouvelles technologies qui vont « changer la vie », robot baby-sitter, mobile ordinateur, puces électroniques, haut débit, thérapies cellulaires, nanomédecine, énergie inépuisable (grâce à Iter  bien sur) et un monde du travail INDIVIDUALISE. Le progrès, le progrès, le progrès… Philosophiquement l’antienne idéologique du progrès scientifique permanent marche toujours.

Leurs défis (celui de nos enfants) : « payer l’ardoise laissée par leurs parents, réformer l’éducation, se réconcilier avec l’entreprise,… » Sacré programme, on dirait du Sarkosy !

Au-delà du contenu convenu du discours, le plus grave à me yeux, c’est ce qui n’est pas dit. Notre planète est en train de crever : Inégalités croissantes engendrant de nouvelles violences ou ravivant des violences ataviques, détérioration des grands équilibres naturels, matérialisme triomphant.

En effet, Pour qui roule Capital ?

24.07.2006

Un peu de "Riens du tout"

medium_riens2.jpgUn de mes stagiaires, lors d’une formation ennéagramme, m’avait conseillé de voir le premier film de Cédric Kapisch « Riens du tout ». Le thème, un jeune et fringuant manager, joué, tout en retenu, par Fabrice Luchini, se voit confier la remise à l’eau d’un grand magasin. Son objectif, multiplier le CA par deux en 18 mois. Sinon, c’est la fermeture. Lepetit, c’est son nom, y croit et croit au management participatif. Son objectif créer un groupe solidaire qui « mette le client au cœur de ses préoccupations ». Il y croit si bien, qu’il réussit en quelques mois à fédérer ses collaborateurs, jouant sur l’initiative, la formation, les actions de motivation. Il semble même que les collaborateurs, qui s’ennuyaient ferme jusqu’à présent, finissent par y trouver leur compte. Ils semblent y gagner un plus de sens.

 

Lepetit a réussi sa mission. Il est heureux et fier de lui. Son conseil d’administration le félicite et lui prédit une brillante carrière et …la vente du magasin. La décision était prise avant sa nomination, ses efforts ont permis de doubler le prix de vente aux acheteurs, un groupe immobiliter. Les actionnaires sont contents. Le personnel sera licencié et les gains de productivité obtenus pourvoiront largement aux indemnités dues.

 

Clap de fin sur la chorale des employés « c’est l’osmose » dit le chef joué par Daroussin. Lepetit, file à l’anglaise, penaud.

 

Cette jolie fable managériale pose bien les enjeux du débat. Dans la boîte, il y a moyen de rendre les « fourmis » (je relis tout Werber actuellement) plus productives et même plus heureuses. Mais les « fourmis » ne sont en aucun cas les maîtres du jeu. C’est hors de la boîte que leur sort ce joue vraiment.

 

 

En tant que coach, conseil en entreprise, je participe quelque fois à rendre les « fourmis » plus heureuses. Ne suis-je pas co-responsable, complice, de leur asservissement ?

 

 

Ma réponse aujourd’hui, c’est que j’essaye toujours de participer à un autre « Grand Œuvre », que les maîtres de la boîte n’imaginent même pas, l’élévation du niveau de conscience de mes clients, individus et groupes. Si à un certain niveau, celui de la boîte, je semble participer à la mécanique d’asservissement, à un autre, celui de l’Etre (?, pour signifier que j’ai cherché un peu), je travaille à leur libération. Je crois.

 

16.07.2006

Artefact

medium_CIMG3157.JPGJ’ai fait une sacrée prise de conscience. Méfie toi des apparences et du travail de l’artifice !

Je m’explique, lors  de ma dernière formation, une jeune stagiaire, déjà initiée à l’ennéagramme s’était typée 1. Elle portait des lunettes sévères. Elle me rappelait une voisine (type 1). J’ai d’abord accepté ce typage. Et puis, lors d’un exercice, elle enlève ses lunettes. Quel changement ! Plus rien à voir. Du coup, j’investigue à nouveau et voilà que je découvre un 6.

Autre moment, lorsque ma fille se fait enlever son appareil dentaire. Je découvre un nouveau visage, là aussi, d’une douceur merveilleuse. Mon regard sur elle change à mesure du changement opéré.

Tout ceci paraît bien naïf et pourtant…

22.06.2006

Danger libéral

medium_Mermet3.jpg Aujourd’hui, une enquête par testing nous informe que 41 % des spécialistes et 39 % des dentistes refusent leurs soins aux bénéficiaires de la couverture universelle de santé (cmu). La médecine à deux vitesses est désormais chez nous. Merci la déontologie médicale.

 

 

 

J’apprends le retrait de la grille de à 17H00 de l’émission « Là-bas si j’y suis » de Daniel Mermet. Elle est recalée à 15h00. A la veille des élections présidentielles c’est troublant. L’émission de Mermet a un ton libertaire, anarchiste et de gauche qui dérange sans doute la pensée unique libérale. On peut refuser cette fatalité en étant solidaire de Mermet. Pétition sur http://petition.la-bas.org/. Je suis le 19ème GOMEZ a avoir signé la pétition et vous ?

 

14.06.2006

CNE et libéralisme triomphant!

medium_arton935.jpgBon, voila, maintenant c'est clair, le CNE, tant vanté par Decidor Terminator (copyright Etchegoyen), apparaît vraiment comme une super période d'essai :

- peu de créations nettes d'emplois plutôt un "effet d'aubaine",

- un tiers des CNE rompu dans les six mois (bien plus que les CDI classiques),

- un risque de perte sèche d’emploi à la fin de la période de deux ans.

C'était évident, notre énarchie présentait l'inverse. Même le bon Monsieur Sylvestre le confirme, c'est vous dire...

Vive la flexibilité !

Dans le même ordre d’idée, reportage, hier soir sur Arte - présentation de la plus grande ville du monde en Chine. Chongqing, capitale économique de l'Ouest chinois, une ville-champignon de 30 millions d'habitants qui absorbe chaque année 200 000 nouveaux arrivants. Cela fait froid dans le dos. Le libéralisme dans une expression violente inouïe. Les chinois sont ici dans une volonté de conquête assumée. Brrr. A quant les chinois à Paris?

La violence du libéralisme est présentée encore avec un reportage sur Dubaï. D'un côté de la ville, des hordes de salariés esclaves tentent de survivre vaille que vaille, de l'autre la bourgeoisie locale et internationale se vautre dans le stupre de la consommation matérialiste la plus effrénée. Mermet nous l’avait déjà présentée sur les ondes. Là, on voit.

Au final, un Pascal Lamy, président socialiste de l'OMC, interviewé avec complaisance,  nous explique que tout cela est inéluctable. Socialiste?

08.06.2006

Camions or not camions, That is the Question?

Avis de tempête noire : Une déferlante de camions s'annonce sur la belle plaine  d'Alsace

 

Mon amie Barbara (:)) me transmet ce courrier.

Objet : Enquête publique GCO                                                                                                                 

Madame la Présidente de la Commission
d'Enquête Publique, (enquête GCO)
4 rue Jacques KABLE
67170     BRUMATH
                                                                               
                                                                               

Madame,
A l'occasion de l'enquête publique sur le projet de Grand Contournement Ouest de Strasbourg (GCO), j'ai consulté les différents documents disponibles et je vous adresse ci-après mes observations. Je constate que :

 

1. un investissement supérieur à 300 millions d'euros me paraît totalement disproportionné pour absorber seulement environ 6% du trafic routier,
2. le GCO permettra de mieux contourner Strasbourg, mais il ne résoudra absolument pas nos problèmes quotidiens, c 'est-à-dire les bouchons sur les accès à Strasbourg,
3. création d'une infrastructure routière attire le trafic et je ne souhaite pas que l'Alsace devienne un « couloir à camions »,
4. un projet d'autoroute à 2X2 voies ( élargissable à 2X3 voies) va à l'encontre de toutes les déclarations des techniciens et des politiques concernant la pollution atmosphérique: c'est le transport routier qui est le principal responsable de ce mal moderne. Il est aussi en contradiction avec les choix politiques de la Région Alsace en faveur des transports collectifs (réussite exceptionnelle des TER) et aussi en contradiction avec les engagements de la France pour le respect du protocole de Kyoto,
5. le projet va détruire plus de 400 ha des meilleures terres agricoles alors que nos réserves foncières sont déplus en plus limitées,
6.le dossier soumis à l'enquête publique comprend un rapport d'expertise indépendante (cabinet TTK) qui souligne que le projet GCO, tel que présenté, n'est pas la bonne solution pour résoudre les problèmes de gestion du trafic routier et qu'il est en contradiction avec les objectifs d'aménagement du territoire mentionnés dans le SCOTERS,
7. en ce qui concerne les flux routiers de grand transit, le rapport du cabinet d'expertise TTK constate que le GCO tel que prévu n 'est pertinent que pour le flux Nord-Est / Sud, flux qui se reporte vers l'Alsace depuis la mise en place de la taxe allemande sur les poids lourds et que l'on veut par ailleurs éviter (amendement Bur),
8. les conclusions de l'expertise du cabinet TTK mettent en cause l'opportunité même du projet soumis à enquête publique. Il est inadmissible que ce rapport, accepté et financé par le Préfet et alimenté par les chiffres et études fournis par la Direction Régionale de l'Equipement, ne soit pas pris en compte.

 

Sur la base de ces éléments, je souhaite que vous émettiez un avis défavorable à la réalisation de ce projet et que vous sollicitiez les collectivités responsables pour l'étude et la mise en place en urgence de solutions qui répondent vraiment au problème posé et qui soient compatibles avec les engagements internationaux de la France.

 

Vous souhaitant bonne réception de ce courrier en réponse à l’enquête publique en cours, veuillez recevoir, Madame, mes meilleures salutations.

 

 

                                                                           


D'autres arguments et des exemples de témoignages sont disponibles à l'adresse Internet suivante : http://gco-vendenheim.ifrance.com                  
Renseignements : APEC! 12 rue du Vignoble VENDENHEIM 03 88 69 58 52
MAIRIE de VENDENHEIM 03 88 69 40 20

03.06.2006

Très jolie bourde !

Lorsque l’on cherche la bio d’Antoine Zacharias sur Google, débarqué récemment du groupe Vinci, sur le site de la susdite compagnie, on tombe sur la bio de Yves-Thibault de Silguy ! Ils n’ont pas traîné.
Lorsque j’apprends que le dit Zacharias envisagerait de quitter la France pour la Suisse pour éviter le fisc, après un enrichissement dans notre douce patrie,  je me dis que les enfoirés sont décidément parmi nous ! Enfin, il y a la présomption d’innocence, attendons.

02.06.2006

La semaine du développement durable IV

La sobriété ou simplicité volontaire  vise plusieurs objectifs :
1) Se libérer du système : chacun doit prendre des moyens de se sortir de la chaîne surconsommation - nécessité de gagner beaucoup d'argent - stress et fatigue - passivité. La simplicité volontaire est une voie qui permet de retrouver du temps pour vivre et pour agir.
2) S'unir pour faire plus avec moins : en développant les communautés locales, on se donne des services qui permettent de vivre mieux à moindre coût et qui répondent davantage à l'intégralité des besoins.
3) Se donner des organisations nationales et internationales efficaces qui permettent de faire entendre cette voix pour empêcher les gouvernements de poursuivre dans la voie néolibérale.
La voie de la simplicité volontaire s'ouvre par une démarche personnelle d'introspection : il s'agit pour chacun de trouver qui il est et d'identifier les moyens de répondre à ses vrais besoins, besoins physiques de base, besoins sociaux, affectifs et spirituels. Quand on commence à choisir, on consomme moins ; et l'on a moins besoin d'argent pour vivre. On peut donc moins travailler et dans le temps ainsi récupéré, faire tout cela qui est essentiel à notre épanouissement : réfléchir, parler avec nos proches, manifester notre compassion, s'aimer, jouer... et aussi répondre par soi-même à une partie de ces besoins que nous comblons de plus en plus souvent par des achats, ce qui nous rend toujours plus dépendants.
C’est retrouvé du temps qui permet la conscience. Quand on vit en courant, dans le stress, on ne voit pas passer le temps, on se laisse ballotter, entraîner par les circonstances et par la volonté des autres. Retrouver du temps, c'est reprendre le contrôle de sa vie, ce qui permet de se libérer véritablement.
Lorsqu'on réfléchit, qu'on s'informe et qu'on s'ouvre les yeux, on ne peut accepter ce qui se passe dans le monde et on essaie de changer ce monde.
Répondre au défi que pose la nécessité de la décroissance c’est ne pas laisser le monde des affaires aux commandes mais d’apporter sa réponse citoyenne.
La simplicité volontaire permet à chacun de commencer à agir ici et maintenant et déjà d'y trouver son propre profit ; peut-on demander mieux ?
A titre individuel faire le choix de la décroissance est une éthique de vie. A titre collectif,  il s’agit d’un nouveau projet qui est porteur de sens.

Grand merci à l'équipe de http://www.decroissance.org/ dont j'ai lu les textes mis à disposition et dont je me suis largement inspiré.

La semaine du développement durable III

Appel à propositions!

Isabelle me fait remarquer que le terme de décroissance n'est pas terrible, que proposeriez-vous?

Toutes les notes