25.10.2009

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podcast

Culture du Résultat, Culture de Mort

Image Seigneur des mortsLa dernière livraison de Libération annonce un xème suicide dans une société française. Qu’il s’agisse de Peugeot, de France Télécom ou de Tartampion et Cie importe peu. Ce « fait divers managérial » est révélateur d’une perversion gravissime des systèmes de croyances visant à la domination d’individus ou de classes d’individus sur d’autres.

« On » veut nous faire croire que le Nec plus Ultra de la « science » managériale serait qu’un Chef fixe des Objectifs à des subordonnés et que ceux-ci devraient être jugés (pardon évalués) en fonction de la réalisation ou non des résultats « négociés ».  Pour justifier ces pratiques mortifères on en appelle, en frac, à la rescousse le pauvre Darwin, qui doit se retourner dans sa tombe, les japonais, qui sont à mille lieux de ces processus d’évaluation de la performance, le « bon sens », la compétition est dans la « nature humaine ». C’est çà,  comme : la cruauté, la guerre, etc.

Faire du résultat l’étalon de relations humaines, c’est voir l’homme comme un élément d’une mécanique, dans un environnement simple et binaire. Autant dire, qu’il s’agit d’une conception stupide, simplement inhumaine, porteuse d’une culture de mort.

Si nous voulons remettre l’homme au centre du débat, privilégions la Culture des moyens, de l’obligation de moyens, nous seront alors au plus prêt de l’individu dans sa singularité.

22.10.2009

K life

thumbnail.jpgIl était une fois au pays de la Sublime Porte, un Calife connu pour sa grande cruauté. Le plus grand ordre régnait sur son royaume. Nul méchant n'aurait jamais tenté un quelconque larcin par crainte de ses foudres sanguinaires. En effet, le Calife, autrefois Vizir et depuis quelques temps déjà régicide, n'avait nul pareil pour confondre rufians et factieux. Un froncement des sourcils intempestif des présumés lui suffisait pour surprendre les coquins. Cet ordre ordonné réjouissait le bourgeois mais rendait le royaume ennuyeux à mourir. On ne comptait plus les veuves inconsolées des histrions et libertaires suicidaires. Depuis peu, le bâillement aux corneilles en public et en privé était devenu crime de lèse majesté, passible des supplices de la roue et du pal (dans ce sens ou dans le sens inverse et vice et versa). Le sombre souverain y lisait, non sans raison, les premières prémisses, d’une injuste remise en cause de son magistère. Chacun inventait mille subterfuges pour ne pas être surpris dans l'inconvenante position. S'assoupir au premier signe avant-coureur du sinistre étirement mandibulaire devint la règle chez les hommes, le port du voile celle des femmes. Petit à petit le royaume s'enfonça dans une étrange langueur. Bientôt, seul le suzerain se maintint éveillé.

 
Il fut ainsi, jusqu'à sa mort, le Seigneur du Pays aux "boys" dormants.

20.10.2009

Adios Mercedes

h_9_ill_1251010_5d4a_sosa.jpgJ’ai appris il y a quelques jours le décès de Mercedes Sosa aussi appelée La Negra. Cette femme avait une voix magnifique et elle a su, depuis mon adolescence, m’émouvoir quelquefois jusqu’aux larmes, avec « Gracias a la Vida », la merveilleuse chanson de Violeta Parra ou « Mon amour », un superbe duo avec Nilda Fernandez.

Chanteuse, elle était une militante de la liberté, reconnue par ses frères d’un continent souvent endeuillé par le fascisme.

 

 

Gracias Mercedes, Gracias.

 


03.10.2009

Le Coach

19133064.jpgJe craignais le pire en allant voir le film de Olivier Doran, c’est finalement plutôt une bonne surprise. Les personnages ne sont pas exagérément caricaturaux et Jean Paul  Rouve est hilarant en vrai-faux naïf. Richard Berry campe un coach séducteur, tout en maîtrise de surface qui se révèle plus humain qu’humain dans ses fractures intimes. La scène de présentation de la « calibration – synchronisation » est à hurler de rire. Je m’y suis vu… Au final, une assez jolie démonstration de la réalité du coaching (le montant des honoraires en moins !).

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