14.05.2009

Végétarien

cuisine_photo.jpgVoici bientôt trois ans que je suis végétarien. Jusqu’à présent, je ne mangeais plus de viandes mais continuais à déguster poissons et crustacés. Et bien, depuis deux mois, j’ai renoncé également aux « fruits de la mer ». Le végétarisme n’est pas chez moi un acte militant, mais le fruit conjugué d’une rencontre, d’une idée et sans doute d’une appétence alimentaire.
Le déclencheur de cette « conversion » a été la rencontre d’une femme extraordinaire, avec qui depuis trois ans je chemine sur la route de ma vie. Elle est végétarienne par amour profond pour la vie et elle vit dans une relation unique avec le monde animal. D’abord je l’ai imité, puis « modélisé ». Aujourd’hui, cette pratique, cette hygiène de vie, est devenu totalement mienne, je l’ai « incorporée ».

L’idée du végétarisme me « tentait » depuis longtemps. A la base une réflexion éthique très simple qu’on pourra trouver puérile. « Ne mange que ce que tu serais capable de « détruire » ». Autrement dit, serais-je capable de tuer une vache, un lapin, une poule pour me nourrir au quotidien ? Ma réponse est non. Cette idée simple, qui marque un respect simple pour la vie animale, m’a permis un passage à l’acte en définitive assez facile.
Pour le poisson, les choses ont été plus compliquées. Les actes fondateurs ont été une « orgie » de fruits de mer (que j’adorais) dans un restaurant perpignanais qui m’a laissé un gout amer. J’ai eu le sentiment de faire agir la « Bête » en moi et non l’Homme et ce de manière inutile en participant à une sorte de massacre. J’ai également défilé à la dernière « Végé pride » parisienne. La simple cohérence morale, voulait que j’abandonne aussi la consommation de poissons.

L’appétence pour la viande et le poisson ont rapidement disparu pour faire place à la redécouverte de trésors gastronomiques : légumes, légumineuses, épices, algues, …

La société n’est pas végétarienne et le végétarien doit déployer de nombreux efforts pour se nourrir. Cette non automaticité consumériste à de nombreux avantages. Le moindre n’est pas qu’il développe la conscience. Gandhi disait que « le degré d’évolution d’une civilisation se détermine à la manière dont il traite les animaux ».