30.12.2008

On se tient tous par la barbichette

i92621couv946.gifA lire dans la dernière livraison de Courrier International un article fort intéressant qui témoigne de la fragilité de notre modèle de civilisation. En gros la thèse: plus une civilisation est complexe plus elle est fragile. Certains prétendent l’inverse. Ici, on nous explique que dans une civilisation peu complexe (à l’exemple de la civilisation féodale), la disparition d’un individu ou d’un petit groupe d’individus n’a pas d’influence sur l’ensemble du système social. Il y est ou ils sont immédiatement remplacés, il n’y a pas de « goulot d’étranglement ». Au contraire, dans notre monde ultra sophistiqué, la disparition définitive ou momentané d’un groupe ou d’un individu (suite à une épidémie – ou un attentat - par exemple, phénomène très probable d’un point de vue statistique) peut occasionner la panne de l’ensemble du système. Ex. la chaîne logistique. Nos entreprises travaillent désormais en flux tendu (zéro stock), il suffirait qu’un nombre significatifs de camionneurs soient touchés pour que l’ensemble du système de production soit mis à bas. La mondialisation et l’interconnexion des économies au niveau international, rend le phénomène encore plus prégnant. Notre civilisation est fragile.

Mon commentaire : et si nous retrouvions la sagesse d'une re localisation bien pensée pour retrouver des entités micro-culturo-socialo-économiques régionales autonomes mais  interconnectées et SOLIDAIRES. Un monde fait de micro mondes, un monde holotropique. 

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