Pour les psychanalystes en herbe voici mon rêve de la nuit :
Je suis en formation à Paris. Je fais un exercice et je m’endors en cours. Je suis seul, en ce sens que je n’ai pas de partenaire pour les exercices. Je me sens coupable. Le formateur veut me prendre à part pour me dire quelque chose. Je me sens toujours coupable. Il est nu, bande comme un gamin (il a petite bite!). Nous sommes dans une pièce secondaire devant la salle de formation (qui est une salle de classe de primaire). Deux filles, stagiaires, sont là aussi. Je distingue une fille que j’ai désirée. Le formateur et moi nous nous regardons dans un miroir. Le formateur me susurre à l’oreille quelque chose. Il me dit que je suis différent des autres. Il passe un short goguenard. J’ai peur qu’il ne me chasse du cours. Je me vois lui dire « en quoi suis-je différent ? ». Il me répond « mais ton odeur » en mimant le geste de se sentir sous les aisselles. J’interprète que je suis d’un autre monde, le monde des affaires. J’ai honte. La formation est terminée. Je sors. Je déambule dans une avenue à Paris, je cherche un hôtel (je sais que c’est un hôtel en Espagne déjà rêvé). Je suis accosté par un marchand ambulant, j’ai peur d'une agression, je mime la folie, des gens me regardent interloqués. Je ne sais vers où me diriger, j'hésite et je tangue. Retourner chercher ma valise, que j’ai oubliée dans la salle de formation, ou aller à l’hôtel? Je suis à l’hôtel maintenant. Mon frère Jacques est là. Dans la chambre. C’est une suite luxueuse. Elle est garnie comme une bonbonnière. Pourtant, je n’ai rien à y faire (je ne sais pas ce que j’ai à y faire, c’est un lieu de passage). Je repars, dans le couloir, il faut prendre l’ascenseur pour descendre. Jacques n’est plus là. Il est peut-être descendu à pied ? Mon fils Thibaut est là, sur un fauteuil électrique. Il y a d’autres malades, d’autres handicapés qui bloquent le passage. Il rentre dans l’ascenseur. Et puis l’ascenseur ne part pas, il est trop chargé. C’est Marie-Claude, mon épouse, en nuisette, couchée sur un brancard qui en sort en se mettant debout. Je suis énervé et en colère, tous ces gens bloquent le passage! Tout à coup, je suis dans la rue. Je revois la scène de très loin comme un jeu d'ombres chinoises. Je vois des ombres qui semblent rejouer ce passage à l’hôtel comme des passes murailles, ils traversent les murs. J’approche du nouvel hôtel, c’est un hôtel trois étoiles, j’ai peur que ce ne soit devenu un hôtel 5 étoiles. Qu’il soit monté en gamme et que je doive payer plus cher. Je l’ai déjà vu dans un autre rêve récent, cet hôtel qui organise des activités de baignades de luxe et assez populaires. Nous passons par derrière, par un terrain vague, comme en fraude. Je suis toujours avec mon frère que je sens plus que je ne vois. Je pressens que cet hôtel est un refuge familier. Devant nous, un homme s’enfuit en passant au dessus d’un grillage. Un resquilleur. Il ne semble pas se faire mal en tombant pourtant lourdement de l'autre côté du grillage, sur un chemin, comme un chemin côtier. Il nous regarde un instant, amicalement. Il porte des vêtements en tas dans les bras. Il est habillé d’un costume bien taillé, clair, avec cravate. Il est assez chic. Pourtant, il part en fraudant. Nous entrons, par le même chemin que lui, alors que nous, nous sommes légitimes. Je suis rassuré. Fin du rêve.
Commentaires
Et ben, mon zami, pour du rêve, ça c'est du rêve! Que d'aventures! Je sais seulement deux choses: primo,toi seul peut savoir; deuxio, te raconter ton rêve en étant à la place des autres personnages est très aidant. Par exemple, tu n'es pas Rufino, tu es le formateur, et tu racontes, etc... évidemment, c'ets plus facile avec un interlocuteur avisé en face de toi.
bisou,
Is
Ecrit par : Isabelle | 04.08.2006
Les rêves n'appartiennet plus à l'intimité à ce que je vois.
Est-ce une nouvelle techique ?
La fin du monopole des analystes?
Lorine
Ecrit par : lorine Francescato | 08.08.2006
Tout à fait, et il y en aura d'autres (j'ai un stock)
Rufino
Ecrit par : Rufino à Lorine | 09.08.2006
Prosélyte ?
Ecrit par : lorine francescato | 09.08.2006
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