30.05.2006

Résumé des épisodes précédents (XXVI)

Rendez-vous chez Maxime
Mardi dernier, j’avais rendez-vous chez Maxime. Maxime est un personnage. J’en ferai peut-être un jour le portrait. En tout cas, c’est un esthète, un amateur d’art. Il m’offre une toile de Jean-Louis Guermann (le tableau ci-dessus). C’est un tableau qui montre un être en passage. Voici ce que Maxime disait de Jean-Louis Guermann en 1993 : «  A ses yeux, peindre, c’est travailler et réfléchir, sur le monde autant que sur l’acte de peindre. Son art questionne la vie, les jours qui passent, nos expériences, nos pertes et nos incertitudes…c’est indiscutablement une démarche humaniste, qui ne désespère pas de trouver un sens au monde et une destination acceptable à nos actes ».
Nous déjeunons ensemble. Nouvelle occasion de prendre conscience des difficultés de la relation. L’épisode avec la serveuse du troquet. Elle nous apporte le vin commandé par Maxime. Je le goûte, le sens légèrement bouchonné mais ne dit rien. Maxime re goûte et s’aperçoit  du bouchon, je le convaincs de garder la bouteille. Au milieu du repas, je ne peux m’empêcher de reparler du vin à la serveuse qui est aussi la patronne. Mon intention est de l’aider pour qu’elle prenne compte pour d’autres clients du risque que présente ce vin. Elle ne comprend pas et se défend en se disant prête à changer la bouteille. Alors que nous parlons, elle délaisse notre conversation pour s’occuper d’une autre table. Lorsqu’elle revient, je lui signale combien il me semble non respectueux d’interrompre une conversation ainsi. Elle rougit, s’excuse maladroitement et sera en tension douloureuse tout le reste du service. Je suis désolé de la voir dans cet état et m’excuserai plus tard. Mon vis-à-vis me dit « les hommes sont des fétus », j’entends, « les hommes sont des fœtus ». Oui, les êtres sont sensibles et la forme de notre communication est aussi importante que son fond. N’oublie pas Rufino, les « hommes sont des fœtus ».

Commentaires

Est-ce vraiment la forme qui est en jeu ici? Ne s'agit-il pas d'assertivité, et cette dernière n'est-elle pas l'expression d'un état? En d'autres termes, y avait-il un avantage pour toi à ne pas dire tout de suite que la bouteille était bouchonnée? Quel était l'intérêt de boire un "mauvais" vin? Le risque d'un bouteille bouchonnée existe toujours, y compris avec les plus grands crus; il me semble que cette femme n'y est pour rien et qu'en revanche tu as choisi de lui faire "payer" le mauvais goût ingurgité depuis plusieurs verres par ton propre choix....
Plus j'avance, plus je me rends compte que tout le foin que l'on fait sur l'art de la communication est une fois de plus l'arbre qui cache la forêt, que c'est privilégier la forme sur le fond. Or, on n'a vu aucun sage mal communiquer: Gandhi, Krishnamurti, Luther King, Mandela, Sri Aurobindo, etc...Leur expression reflète leur état intérieur, non? Qu'en penses-tu? De mon point de vue, plus on se met en paix, plus l'expression est paisible...comme le dit la communication non violente, "les mots sont des fenêtres."En d'autres termes, si le ménage est fait dans la maison, les fenêtres sont propres...
Ce commentaire, Rufino, ne vise pas à faire la leçon, tu t'en doutes... je souhaite juste poser une question qui me semble importante.
Belle journée à toi,
:-)
Isabelle

Ecrit par : Isabelle | 31.05.2006

Merci Isabelle,

C'est exacetement le type de réactions que j'attends pour moi et pour nos lecteurs (:)).

Belle journée,

Rufino

Ecrit par : Rufino à Isabelle | 31.05.2006

Isabelle,

Je relis ton commentaire et je souhaite te demander pourquoi crois-tu que je veuille lui faire "payer"? Pourquoi mon explication ne te convient-elle pas?

Je ne suis pas (encore) un sage, mais surtout, je n'ai jamais vu ni entendu aucun de ces maîtres. Je les lis par contre, il y a des choses à en dire (je songe notamment à Krisnamurti, mais je ferai sans doute un post plus tard). Donc, je ne peux rien dire de leur communication. Je ne sais pas.

Je ne crois pas non plus que mes fenêtres soient particulièrement plus propres ou plus sales que celles de quiconque (y compris nos maîtres qui sont des hommes avec leurs forces et leurs faiblesses. A ce sujet, le livre et le film sur Gandhi est éclairant. Gandhi était, comme nous tous, un homme en chemin).

Je ne crois pas du tout que la forme de la communication soit indifférente. La pnl nous enseigne que nous sommes responsables de la réponse et c'est souvent une question de forme (ou d'habilité si tu préfères à entrer dans le "modèle du monde" de l'autre. C'est d'ailleurs, les principes de base du cours de technicien).

Voila,

Belle journée, Isabelle,

Rufino

Ecrit par : Rufino à Isabelle | 31.05.2006

communication ...manipulation de l'autre?
Lorine

Ecrit par : lorine | 31.05.2006

Pourquoi manipulation de l'autre?

Ecrit par : Rufino à Lorine | 31.05.2006

Rufino, cela me rappelle une anecdote :
Je venais d'animer un séminaire particulièrement constructif, et nous étions tous très contents.
Nous allons boire ensemble un dernier verre avant de nous quitter, et, pour finir en beauté, je demande en riant à la serveuse si l'hôtel peut nous offrir le champagne. Elle me répond d'un air pincé : "qu'est-ce qui ne vous a pas plu ?"

Parfois, le problème est chez l'autre aussi ...

Bisous :-)

Ecrit par : dominique | 31.05.2006

Rufino, peut-être me suis-je mal expliquée (sic ;-) ): j'entendais que tout est question de choix et que le tien, plutôt que prévenir la patronne que la bouteille était légèrement bouchonnée, fait courant et sans importance, bref, ton choix a été de boire ce vin désagréable. N'est-il pas difficile ensuite de faire une réflexion? bon, mais ce n'était qu'une suggestion...! ;-)
Quant à la communication, oui, la forme est importante, mais je pense qu'elle coule naturellement de l'état interne dans lequel on se trouve. Je sais bien ce que dit la pnl, et ce qu'elle propose en termes par exemple de synchronisation mais j'ai de plus en plus de doutes. Pour moi, c'est simple logique. J'écrirai peut-être sur ce sujet pour expliciter ma pensée, l'espace d'un commentaire étant un peu court.
Tu sembles dérangé par mon commentaire, loin de moi toute idée d'agression; :-)
Bien à toi,
Isabelle

Ecrit par : Isabelle | 01.06.2006

Chère Isabelle,

Rassure-toi, je ne suis pas dérangé par le commentaire. Par contre, je ne suis pas tout à fait d'accord avec certains points. En fait, je crois, qu'autour d'une bonne table, nous trouverions rapidement un accord. L'échance epistolaire à ses contraitnes (et ses avantages). Et puis, pour qui écrivons-nous? En grande partie, je crois, en tout cas pour moi, pour d'autres lecteurs. Nos divergences apparentes sont alors pédagogiques, non? :)) - sacré Socrates -

Rufino

Ecrit par : Rufino à Isabelle | 01.06.2006

Svp, continue

Ecrit par : Rufino à Isabelle | 01.06.2006

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