06.05.2006

Simone III

Attendre que l'autre change, toujours cette attente qui peut être si cruelle des fois. Je connais bien le sujet car je me suis déjà bien fait souffrir. Je sens aussi que j'ai déjà beaucoup changé à travers mes expériences. Elles ne sont pas pour autant plus faciles, car la Vie m'en présente toujours
d'autres, plus difficiles. Mais en fait, pourquoi attendre ? Que de perte de temps et d'énergie ? Non ? Attendre que l'autre change n'est qu'une" illusion de pouvoir qui nous coupe de nos richesses." (Phrase prononcée par Jean-Philippe Brébion) et que j'ai dite à mon aînée ce soir car elle s'énerve lorsqu'elle voit le voisin chercher son journal en voiture, alors que la distance est de deux fois 100 m.

 


On pourrait dire que l'expérience avec ton papa nous montre à quel point nous n'avons aucun pouvoir sur l'autre. Nous ne connaissons pas son histoire, nous ne connaissons pas ses souffrances, et, pour moi, il est bon de respecter cet homme, de lui envoyer de l'amour, et de se dire qu'il a fait au mieux de ce qu'il pouvait faire à ce moment-là.

 


Bien sur ça n'enlève en rien ta  souffrance et colère ressenties. Le rappeler était ce que tu pouvais faire au mieux pour toi, bravo d'aller au bout de ton ressenti.

 

 

Ayant eu une maman orpheline, j'ai vécu à plusieurs reprises des histoires similaires à la tienne. Petite fille déjà, j'embellissais l'histoire de mes gd-parents, et aujourd'hui, je sais que c'était de l'amour que j'émettais. Je séparais déjà les faits, de l'homme qu'était mon grand-père.

 

 

Voilà mon cher Rufino, j'ai eu beaucoup de plaisir à naviguer sur ton blog, et je compte bien rester avec toi jusqu'à nos 80 ans, au moins :-)))

 


Je t'embrasse et passe un bon we avec ta famille.

 

Commentaires

Beaucoup d'entre nous avons été et/ou sommes toujours des enfants suradaptés, que la frustration et la colère ronge de l'intérieur. Que vous ayez pu exprimer votre ressenti à votre père était essentiel, Rufino. Et en même temps, je me permets de vous renvoyer à mon post récent: nos parents ne sont pas nos parents... et n'est-ce pas cette souffrance-là, et cette colère, que la vie vous invite à dépasser avec la maladie. J'ai la croyance que notre choix d'incarnation, dans un corps précis, une famille, un milieu, est le choix fait par notre âme de faire les expériences qui lui sont nécessaires pour son évolution. Si vous aviez choisi ce père-là, ce serait pour quoi???
J'admire votre détermination, Rufino, votre authenticité dans toutes ces lignes. Cela fait chaud au coeur de rencontrer sur la toile des personnes capables de se livrer comme vous le faîtes. Merci pour ça, c'est une grande leçon d'humanité, qui vaut tous les beaux discours...
:-)
Isabelle

Ecrit par : Isabelle | 07.05.2006

Merci Rufino, de me permettre tant de belles rencontres.
Passe une heureuse journée, remplie d'amour.

Ecrit par : dominique | 07.05.2006

Isabelle bien sur,

Mais réussir à avoir ce regard sur la situation, c'est réussir à s'extraire de la relation. C'est ne plus l'être dans la relation mais la rompre. C’est quitter le moi. Ne plus s'identifier à l'ego. Vous savez que c'est ce qu'il y a de plus difficile au monde. Après avoir quitté le moi un instant (ce qui me demande de la concentration et de l’énergie), j’y reviens.

Bien à vous,
Rufino

Ecrit par : Rufino | 08.05.2006

Dominique,

Ton attention à mon égard me fait du bien.

Rufino

Ecrit par : Rufino | 08.05.2006

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