05.12.2009

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podcast

Algérie

Alger_front_de_mer.jpgJe parts tout à l'heure pour l'Algérie. Ce voyage se prépare dans ma tête depuis quelques semaines. Il a fallu valider le contrat avec les algériens, récupérer un visa, préparer la formation et me voilà dans un aéroport inconnu (celui de Marseille) pour une destination qui m'est étrangère. J'avoue avoir ressenti une forme d'inquiétude liée à ce qui se dit encore sur l'Algérie, touché aussi par l'inquiétude de mon amie. Pas de Guide du Routard en kiosque, pour plus s'informer. Les sites officiels ne me satisfont pas. Je dégote tout à l'heure une guide Lonely Planet. Je suis frappé par l'amour qui s'en dégage pour un pays et pour un peuple meurtri. Pas tout à fait français, je ne me sens pas de culpabilité particulière pour cette histoire sanglante du couple franco algérien. Je prend conscience néanmoins des difficultés du passé et des scories laissés dans le présent. Les années sombres (années 90) sont si proches et des menaces sont toujours présentes. Et puis l'Algérie c'est aussi une jeunesse (50 % de la population) souvent éduqué mais désœuvrée par le manque d'emplois, et des perspectives de vie pas toujours reluisantes. Une démocratie qui se cherche encore dans un continent en perdition (dit-on). Je ressens une étrange affection pour ce peuple, je ne sais d'où elle provient. Je me demande aussi ce qu'ils vont m'apprendre moi qui les rejoins pour leur enseigner quelque chose. L'avion a plusieurs heures de retard (voyage à la Mecque oblige). Un français furibard fulmine, il lance quelques anathèmes contre tout un peuple. Je le plains de ne pouvoir garder une salutaire distance par rapport à un événement banal qui nous offre une fenêtre de temps inattendue. A suivre …

25.10.2009

Culture du Résultat, Culture de Mort

Image Seigneur des mortsLa dernière livraison de Libération annonce un xème suicide dans une société française. Qu’il s’agisse de Peugeot, de France Télécom ou de Tartampion et Cie importe peu. Ce « fait divers managérial » est révélateur d’une perversion gravissime des systèmes de croyances visant à la domination d’individus ou de classes d’individus sur d’autres.

« On » veut nous faire croire que le Nec plus Ultra de la « science » managériale serait qu’un Chef fixe des Objectifs à des subordonnés et que ceux-ci devraient être jugés (pardon évalués) en fonction de la réalisation ou non des résultats « négociés ».  Pour justifier ces pratiques mortifères on en appelle, en frac, à la rescousse le pauvre Darwin, qui doit se retourner dans sa tombe, les japonais, qui sont à mille lieux de ces processus d’évaluation de la performance, le « bon sens », la compétition est dans la « nature humaine ». C’est çà,  comme : la cruauté, la guerre, etc.

Faire du résultat l’étalon de relations humaines, c’est voir l’homme comme un élément d’une mécanique, dans un environnement simple et binaire. Autant dire, qu’il s’agit d’une conception stupide, simplement inhumaine, porteuse d’une culture de mort.

Si nous voulons remettre l’homme au centre du débat, privilégions la Culture des moyens, de l’obligation de moyens, nous seront alors au plus prêt de l’individu dans sa singularité.

22.10.2009

K life

thumbnail.jpgIl était une fois au pays de la Sublime Porte, un Calife connu pour sa grande cruauté. Le plus grand ordre régnait sur son royaume. Nul méchant n'aurait jamais tenté un quelconque larcin par crainte de ses foudres sanguinaires. En effet, le Calife, autrefois Vizir et depuis quelques temps déjà régicide, n'avait nul pareil pour confondre rufians et factieux. Un froncement des sourcils intempestif des présumés lui suffisait pour surprendre les coquins. Cet ordre ordonné réjouissait le bourgeois mais rendait le royaume ennuyeux à mourir. On ne comptait plus les veuves inconsolées des histrions et libertaires suicidaires. Depuis peu, le bâillement aux corneilles en public et en privé était devenu crime de lèse majesté, passible des supplices de la roue et du pal (dans ce sens ou dans le sens inverse et vice et versa). Le sombre souverain y lisait, non sans raison, les premières prémisses, d’une injuste remise en cause de son magistère. Chacun inventait mille subterfuges pour ne pas être surpris dans l'inconvenante position. S'assoupir au premier signe avant-coureur du sinistre étirement mandibulaire devint la règle chez les hommes, le port du voile celle des femmes. Petit à petit le royaume s'enfonça dans une étrange langueur. Bientôt, seul le suzerain se maintint éveillé.

 
Il fut ainsi, jusqu'à sa mort, le Seigneur du Pays aux "boys" dormants.

20.10.2009

Adios Mercedes

h_9_ill_1251010_5d4a_sosa.jpgJ’ai appris il y a quelques jours le décès de Mercedes Sosa aussi appelée La Negra. Cette femme avait une voix magnifique et elle a su, depuis mon adolescence, m’émouvoir quelquefois jusqu’aux larmes, avec « Gracias a la Vida », la merveilleuse chanson de Violeta Parra ou « Mon amour », un superbe duo avec Nilda Fernandez.

Chanteuse, elle était une militante de la liberté, reconnue par ses frères d’un continent souvent endeuillé par le fascisme.

 

 

Gracias Mercedes, Gracias.

 


03.10.2009

Le Coach

19133064.jpgJe craignais le pire en allant voir le film de Olivier Doran, c’est finalement plutôt une bonne surprise. Les personnages ne sont pas exagérément caricaturaux et Jean Paul  Rouve est hilarant en vrai-faux naïf. Richard Berry campe un coach séducteur, tout en maîtrise de surface qui se révèle plus humain qu’humain dans ses fractures intimes. La scène de présentation de la « calibration – synchronisation » est à hurler de rire. Je m’y suis vu… Au final, une assez jolie démonstration de la réalité du coaching (le montant des honoraires en moins !).

09.07.2009

WOODY QUI RIT PEDRO QUI PLEURE

 

etreinte.jpgwhatever.jpgQuelle déception le dernier Almodovar, quel plaisir le dernier Woody Allen.

 

J’adore pourtant Almodovar mais son film « Etreintes Brisées » est une forme de redite laborieuse. Tous les thèmes qui font le cinéma de Almodovar sont là mais comme édulcorés, appauvris, aseptisés, … Franchement, Pedro devrait prendre une bonne claque pour retrouver El Deseo, le désir de filmer, de partager, d’éclater les formes et les conventions. C’est alors qu’il est bon.

Bizarrement, à l’inverse c’est parce que Woody retrouve New York que son film « Whatever Works » est un vrai petit cachou. Pas du grand Woody, mais que c’est bon de retrouver Manhattan et l’humour juif new yorkais hypocondriaque et gentiment misanthrope. La fin est un gentil happy end en forme de clin d’œil. Pas la peine de vous raconter les histoires faîtes un tour sur les liens.

 

Troisième Rencontre Internationale de l’Ennéagramme

 

enneagramme-3-eme-rencontre.jpgJ’ai participé, comme prévu,  au Rencontre de l’Ennéagramme du 19 au 21 juin 2009 au clos Ermitage, centre de la Libre Université du Samadéva au Hohwald. Les thèmes de cette année : « De l’énergétique et de la Spiritualité ».

Un programme particulièrement riche y fut consacré :

- Ennea Tess GRIFFITH : La place de l’homme avec son ennéatype dans l’univers, en chemin vers l’absolu
- Jean-François VERSTRYNGE : Petite communion au coeur de l’Ennéagramme
- Ennea Tess GRIFFITH et Good Phil :Chant de stances issues du Chant de l’Eternité:
les talents et vertus des ennéatypes
- Michel SAVAGE : Les changements mondiaux à la lumière de l’Ennéagramme
- Rufino GOMEZ: Du particulier à l’universel
- Katriona MUNTHE Spiritualité des ennéatypes
- Olivier CLOUZOT : L’Ennéagramme des niveaux de conscience
- Spectacle Démonstration de mouvements et danses sacrés de Gurdjieff
- Bettina de PAUW : Des « petits moi » au grand Soi
- France de BOIS CENTI : Ennéatype, le choix de l’âme
- Coline d’AUBRET Une vision systémique de l’évolution de l’être
- Coline d’AUBRET et l’ensemble des intervenants : Table ronde
autour d’un entretien accordé par A.H. Almaas.
- Récital des oeuvres de Gurdjieff et de Hartmann : piano et violon

L'ensemble des interventions sont disponibles sur un coffret de DVD à la LUS

J’ai eu l’opportunité d’y faire une intervention sur le thème « Une vie spirituelle, du Particulier à L’universel ». La préparation de cette « allocution » a été un moment important pour moi, car il m’a permis de faire le point sur quelques notions importantes à mon sens :

- ce qu’est une vie « spirituelle », dans le monde,

- quelle voie choisir, celle de l’ermite, celle de l’école, celle du couple ?

- qu’est ce qu’un Gourou et quelle place a-t-il dans une vie spirituelle ? quel média me paraît être le plus juste, la voie du Blâme (G.I GURDJIEFF) ou voie de l’Amour (JCC),

- l’importance des « chocs énergétiques », en corrélation avec la Loi d’Octave (loi de 7), comme moment nécessaire à une évolution spirituelle (choc mineur et choc majeur),

- Le « double mind » et la Sainte Réconciliation (Loi de 3),

- L’unité intrinsèque de l’Univers (loi de 1) en action dans notre cerveau perceptif droit,

- La nature de la prière à son Dieu intérieur,

- Le passage du Désespoir (Thanatos) à l’Espoir (Eros),

- Le point neutre et l’Observateur intérieur – guide et Maître intérieur,

- La mise ne place d’une « tour de contrôle » intérieure,

- Vers une spiritualité laïque.

J’espère avoir l’occasion de développer ces différents points dans de prochains « posts ». Si d’aventure, l’un ou l’autre vous intéresse, faite un commentaire, j’y répondrai.