25.08.2006

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Résumé des épisodes précédents (Fin)

medium_PICT0093.JPGJe tire le rideau!

 

Chers amis du blog, depuis trois jours, je fais examen sur examen, irm, schintigraphie et tutti quanti, pour savoir ou j’en suis. La nouvelle est tombée cette après-midi. Tout est ok. Je passe en période de rémission. Ouf !

 

 

Bonne occasion pour tirer ma révérence et commencer à vivre ma vie…

 

Résumé des épisodes précédents (39)

medium_oeil_de_tigre.jpgLa seconde partie de la session de formation en hypnose s’est terminée. Travailler sur l’hypnose, en état hypnotique de manière quasi constante pendant plusieurs jours, et nuits, n’est en aucune façon une expérience anodine. L’inconscient, c'est-à-dire l’essentiel de soi, est enfin autorisé à être là. Il se présente sous forme de rêve bien sur, mais aussi d’une kyrielle de situations qui sont aussi signifiantes qu’inattendues. A  nouveau, ces dix jours seront a marqués par une pierre sur le chemin de ma vie. Steven explique, entre autres, que l’hypnose permet de créer de l’espace dans une situation. Ce qui est figé en apparence, peut se mettre en mouvement. En mouvement intérieur. C’est exactement ce que je ressens pour moi. De retour depuis à peine deux jours à Strasbourg, j’ai déjà posé un certain nombre d’actes qui sont nouveaux pour moi et qui marquent le tournant de ma vie. J’ai vécu dix jours d’une intensité rare, soulignés aussi par d’étonnantes rencontres. Les autres animateurs sont tous, à leur place chacun, des êtres humains qui m’auront apporté beaucoup. Les stagiaires aussi, certains plus que d’autres, m’ont permis de repousser mes limites. Je les en remercie. Pour ce qui concerne Anné Linden… Sacré bonne femme, mélange étrange d’ourse brune et de serpent. Elle a la force de l’ourse, sa capacité de protection de l’autre (ses « petits » symboliques) sa puissance de destruction aussi. Fort contenue il est vrai. Du serpent, elle  a cette subtilité intellectuelle (cette femme a un regard incroyable, des petits yeux  qui transpercent lorsqu’il ne sont pas adoucis par un sourire) et la capacité à s’insinuer dans les cœurs. Steven aussi à des yeux de serpent et s’il était un ours, se serait plutôt un Panda ou un Paresseux. Il en a la douceur et la placidité.  Oui dix jours signifiants.

 

17.08.2006

Résumé des épisodes précédents (38)

medium_logo.jpgVoila, fin de la première semaine de formation. Nous avons tous une journée pour reprendre des forces avant de retourner en transe. Mon bilan personnel est très positif. J’ai l’impression d’avoir mieux compris certaines choses et avoir acquis grâce aux stagiaires plus de maturité dans ma compréhension du processus hypnotique. Steven Goldstone est non seulement un enseignant hors pair, c’est aussi un être humain vraiment très attachant. Il fait montre d’une capacité d’empathie et de bienveillance que j’ai rarement rencontré. Je crois que c’est un grand. J’attends avec impatience la rencontre avec Anné Linden. Mes collègues assistants sont charmants et nous nous amusons beaucoup. Côté synchronicité, il se passe à nouveau des évènements étranges qui renforcent ma croyance en l’interconnexion des êtres et des choses.

Le programme du jour la visite du musée des arts premiers.

14.08.2006

Familia

medium_familia.jpg

Après ma première journée de travail en hypnose, je pensais me retrouver seul le soir. Et bien non, mon frère et un ami me retrouvent et nous passons une excellente soirée. Il se dit et se passe plein de choses entre nous. La présence d'un tiers ami a quelques fois des effets catalysateurs et permet une parole plus libre dans l'intime. Etrange. J'apprends sur moi et sur l'autre, encore et encore.

Seconde journée, aussi riche que la première de stage et me voilà en partance le soir pour un cinéma. J'erre un peu et me retrouve proche de Beaubourg. Je vais voir Familia, un film canadien de Louise Archambault. Le film démarre sur une question sempiternelle. Sommes nous déterminés par notre ADN jusqu'à notre personnalité? Sommes-nous condamnés à reproduire encore et encore les jeux familiaux, comme une malédiction impitoyable? Mais le film est avant tout une comédie. De plus une comédie canadienne qui nous régale de ce "parlé"d'ailleurs si proche et si lointain. Les sous-titres sont quelquefois bienvenus. " Familia " exploite tout ce que le mot famille peut exprimer de passions,d'amour et de conflits au sein d'êtres du même sang. L'intrigue est assez mince. Une jeune femme accro au jeu, assez délurée (sans doute de d'ennéatype 9) échoue chez une amie d'enfance (qui est aussi la soeur du frère de sa fille) qui la reçoit avec un mélange de joie et d'obligation (elle est d'un type 1 ennéagramme). Des conflits mères-filles vont troubler rapidement les retrouvailles et briser les apparences de la bienséance. La chute du film est délicieuse car c'est aussi le cauchemar de l'homme volage, Donc, je n'en dis pas plus.

 

12.08.2006

Résumé des épisodes précédents (XXXVII)

A Paris

medium_image_14286_v2_m56577569830537711.jpgDepuis trois jours je suis à Paris avec la petite famille. Au programme, le train, grande première pour Thibaut. La SNCF propose un service de bonne qualité pour les "personnes à mobilité réduite". Anecdote, le jeune employé nous fait passer par une petite porte du wagon aménagé (Titi a un peu de mal à manoeuvrer) alors qu'à 1m se trouve une magnifique porte coulissante, large et permettant un accès facilité. C'est bien d'avoir le matériel, c'est mieux de former son personnel!

Paris et l'handicap, c'est mi-figue, mi-raisin. Le vrai plus, des trottoirs parfaitement carrosables (en août). Les moins, côté transports en commun, il faut oublier le metro. Restent quelques stations du RER et les bus (on a pas essayé, petibus jambus bonum est).

Au programme, les classiques de Paris, Beaubourg, le Louvre, Notre Dame et tutti quanti. Au Louvre, super aménagements également mais pas mal de pannes de matériel, il faut dire qu'il y a foule. C'est Jacques, mon frère jumeau, qui prend en charge l'intendance. Il nous régale, chaque midi, d'un superbe pique-nique.

Ce matin, j'ai laissé la famille dormir (Marie-Claude et Titi à l'hôtel, Julie chez Jacques) et je me dirige vers le Sentier par la formation en hypnose. Ils repartent cette après-midi pour Strasbourg. Je vais rester seul 10 jours.

07.08.2006

Nouveau sexe ?

medium_boudh2.jpgJ’avais déjà entendu parler de cette nouvelle tribu, les « asexuels ». Libé, hier, en reparle sous le titre « Asexuels, nous sommes heureux ». En gros, il s’agit de personnes, femmes ou hommes, n’ayant pas d’attraction sexuelle, pas de désir. L’émergence de cette nouvelle orientation sexuelle, aujourd’hui, devrait nous interroger sur l’évolution de notre société. Est-ce un triomphe de l’idéologie puritaine nord-américaine (le mouvement est d’origine anglo-saxonne) ? Cela étant, le discours sur le désir et l’extinction du désir est aussi un discours qu’on rencontre dans le bouddhisme. Si j’en parle aujourd’hui, c’est que je vis depuis quatre mois une nouvelle expérience. Celle de l’atténuation, peut-être de la disparition, du désir sexuel. Pour le traitement contre le cancer de la prostate, cancer « sexué », l’une des moyens utilisés est l’inhibition de la production des hormones sexuelles. Les deux médicaments, le Casodex (une pilule quotidienne) et le Decapeptyl (une injection trimestrielle) ont cet objet, ce sont des anti-androgènes. D’un point de vue physique, je ressens surtout une prise de poids (mais quelle est l’influence de l’absence quasi absolue d’activité physique !), une croissance des pectoraux (pour ne pas dire des seinsJ), je deviens glabre, et surtout une thermorégulation très approximative (bouffées de chaleur). D’un point de vue psychologique, je ressens, très nettement, une perte de désir pour le sexe opposé. Ce n’est pas de l’impuissance, mais désormais pratiquer l’acte sexuel suppose un effort de la volonté. C’est assez étrange comme situation. A la fois, je vis une sorte de repos qui n’est pas désagréable et en même temps s’actualise un questionnement sur la nature du désir. En effet, auparavant, j’étais assez tourmenté par ma libido. Celle-ci m’a amené quelquefois à poser des actes qui n’ont pas forcément été toujours bien pesés. Aujourd’hui, encore une fois, la tension du désir doit faire l’objet d’un acte de la volonté. Ce qui est remarquable, c’est que cette situation, auquel je réfléchi depuis quelques temps, était désirée. Elle a même fait l’objet d’un travail psychologique. Aujourd’hui, je suis allé, à mon corps défendant, au-delà de mon objectif premier. Cela m’ouvre un trésor (j’allais écrire un abîme) de réflexion. Et vous ?

04.08.2006

Rêve

medium_reves_niv3.2.gifPour les psychanalystes en herbe voici mon rêve de la nuit :

Je suis en formation à Paris. Je fais un exercice et je m’endors en cours. Je suis seul, en ce sens que je n’ai pas de partenaire pour les exercices. Je me sens coupable. Le formateur veut me prendre à part pour me dire quelque chose. Je me sens toujours coupable. Il est nu, bande comme un gamin (il a petite bite!). Nous sommes dans une  pièce secondaire devant la salle de formation (qui est une salle de classe de primaire). Deux filles, stagiaires, sont là aussi. Je distingue une fille que j’ai désirée. Le formateur et moi nous nous regardons dans un miroir. Le formateur me susurre à l’oreille quelque chose. Il me dit que je suis différent des autres. Il passe un short goguenard. J’ai peur qu’il ne me chasse du cours. Je me vois lui dire « en quoi suis-je différent ? ». Il me répond « mais ton odeur »  en mimant le geste de se sentir sous les aisselles. J’interprète que je suis d’un autre monde, le monde des affaires. J’ai honte. La formation est terminée. Je sors. Je déambule dans une avenue à Paris, je cherche un hôtel (je sais que c’est un hôtel en Espagne déjà rêvé). Je suis accosté par un marchand ambulant, j’ai peur d'une agression, je mime la folie, des gens me regardent interloqués. Je ne sais vers où me diriger, j'hésite et je tangue. Retourner chercher ma valise, que j’ai oubliée dans la salle de formation, ou aller à l’hôtel? Je suis à l’hôtel maintenant. Mon frère Jacques est là. Dans la chambre. C’est une suite luxueuse. Elle est garnie comme une bonbonnière. Pourtant, je n’ai rien à y faire (je ne sais pas ce que j’ai à y faire, c’est un lieu de passage). Je repars, dans le couloir, il faut prendre l’ascenseur pour descendre. Jacques n’est plus là. Il est peut-être descendu à pied ? Mon fils Thibaut est là, sur un fauteuil électrique. Il y a d’autres malades, d’autres handicapés qui bloquent le passage. Il rentre dans l’ascenseur. Et puis l’ascenseur ne part pas, il est trop chargé. C’est Marie-Claude, mon épouse, en nuisette, couchée sur un brancard qui en sort en se mettant debout. Je suis énervé et en colère, tous ces gens bloquent le passage! Tout à coup, je suis dans la rue. Je revois la scène de très loin comme un jeu d'ombres chinoises. Je vois des ombres qui semblent rejouer ce passage à l’hôtel comme des passes murailles, ils traversent les murs. J’approche du nouvel hôtel, c’est un hôtel trois étoiles, j’ai peur que ce ne soit devenu un hôtel 5 étoiles. Qu’il soit monté en gamme et que je doive payer plus cher. Je l’ai déjà vu dans un autre rêve récent, cet hôtel qui organise des activités de baignades de luxe et assez populaires. Nous passons par derrière, par un terrain vague, comme en fraude. Je suis toujours avec mon frère que je sens plus que je ne vois. Je pressens que  cet hôtel est un refuge familier. Devant nous, un homme s’enfuit en passant au dessus d’un grillage. Un resquilleur. Il ne semble pas se faire mal en tombant pourtant lourdement de l'autre côté du grillage, sur un chemin, comme un chemin côtier. Il nous regarde un instant, amicalement. Il porte des vêtements en tas dans les bras. Il est habillé d’un costume bien taillé, clair, avec cravate. Il est assez chic. Pourtant, il part en fraudant. Nous entrons, par le même chemin que lui, alors que nous, nous sommes légitimes. Je suis rassuré. Fin du rêve.